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OSE Immunotherapeutics signe une option de licence avec Servier pour le développement et la commercialisation du produit Effi-7.

OSE Immunotherapeutics SA (ISIN : FR0012127173;    Mnémo : OSE) a annoncé le 28 décembre 2016 la signature d’une option de licence mondiale avec Servier, laboratoire pharmaceutique international indépendant, pour développer et commercialiser Effi-7, un antagoniste du récepteur à l’interleukine-7.

Selon les termes de l’accord, OSE Immunotherapeutics accorde à Servier une option de licence sur les droits exclusifs mondiaux pour le développement et la commercialisation de son produit Effi-7. L’accord portera sur un montant total pouvant atteindre 272 millions d’euros dont un paiement de 10,25 millions d’euros à la signature de cette option et un paiement de 30 millions d’euros à l’exercice d’une option de licence en 2 étapes. Ces étapes permettront de développer Effi-7 jusqu’à la finalisation d’une phase 2 clinique prévue dans la rectocolite hémorragique, une maladie auto-immune de l’intestin. Les paiements ultérieurs seront liés à des étapes de développement clinique, à l’enregistrement dans plusieurs indications, puis à des étapes de ventes avec des redevances à deux chiffres.

Effi-7 est un anticorps monoclonal immunomodulateur qui cible la chaîne alpha du récepteur de l’interleukine-7 (IL-7R-alpha ou récepteur CD127). Effi-7 présente un mécanisme d’action innovant : il bloque l’interleukine-7 et l’internalisation du récepteur, induisant ainsi un effet antagoniste puissant sur les lymphocytes T pathogènes impliqués dans les maladies auto-immunes. Ce mécanisme a été confirmé par les études in vitro menées récemment.

Le développement d’Effi-7, actuellement en préclinique dans la rectocolite hémorragique, se poursuivra également jusqu’en clinique de phase 2 dans le cadre du consortium EFFIMab, qui inclut le CHU de Nantes, la société PxTherapeutics et dont OSE Immunotherapeutics est le chef de file. Ce développement est financé par Bpifrance à hauteur de 9,1 millions d’euros pour un montant total de 20 millions d’euros. La poursuite du développement après cette phase 2 sera assurée par Servier.

En parallèle à ces étapes, Servier souhaite démarrer des études précliniques dans le syndrome de Sjögren. Cette pathologie, qui provoque des sécheresses des glandes salivaires et lacrymales, est la 2ème maladie auto-immune la plus fréquente, avec une incidence de 0,6 pour 1000 chez l’adulte. Un tiers des patients ont une atteinte systémique et la pathologie entraîne un risque accru de lymphome B et de fibrose pulmonaire (par infiltration lymphocytaire). Le syndrome de Sjögren n’a aujourd’hui aucun traitement curatif. Cette approche parallèle permettra, en cohérence avec la stratégie de Servier, d’accélérer le développement de médicaments prometteurs pour des maladies aux besoins médicaux importants.

 

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