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La génomique racontée par ses inventeurs

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Le Génie des Gènes, cet ouvrage paru en novembre 2017 aux éditions du Cherche-Midi  est rédigé par Pierre Tambourin, avec le concours de la journaliste Laurianne Goeffroy et la collaboration de Jean-François Prud’homme.

Pierre Tambourin a été directeur général du Genopole de 1999 à 2016, et le livre retrace l’historique de cette aventure des temps modernes initiée par une poignée de chercheurs. Cette histoire va se confondre avec les découvertes scientifiques qui  jalonnent la naissance de la génomique. Qu’il fut long ce chemin ardu des pionniers, et passionnant à la fois. A partir d’un rêve, celui de l’AFM, présidée par Jacques Barataud, ce qui paraissait une utopie est devenu réalité.  A l’époque du Human Genome Project lancé aux Etats-Unis dans les années 1990, « les généticiens Jean Weissenbach et Daniel Cohen, au sein du Généthon, laboratoire créé par l’AFM-Téléthon en 1990, et avec l’aide du Centre d’étude du polymorphisme humain, ambitionnent justement de produire des cartes physique et génétique pour aider la communauté des généticiens à localiser beaucoup plus rapidement et précisément les gènes impliqués dans les pathologies génétiques ». Qu’il est loin déjà ce temps où l’on croyait encore,  avant le séquençage du premier génome humain, « surnommé « projet Apollo » de la biologie, que l’homme avait bien plus que 30.000 gènes, soit autant que l’arabette des dames, comme le rappelle J. Weissenbach.  On sait maintenant que ce nombre est plutôt de l’ordre de 23 000. Puis le gène devint médicament. C’est là aussi que des chercheurs se sont aventurés vers la biologie de synthèse voire, comme Philippe Marlière, vers la xénobiologie. Y sont cités Dominique Stoppa-Lyonnet, Marc Peschanski, Marc Delcourt, Jean-François Deleuze, Alain Fisher.

La génomique au service de la santé et de l’environnement est expliquée au grand public, pas à pas, dans toute sa complexité : thérapie génique, thérapie cellulaire, pour arriver à la médecine personnalisée et à la médecine de précision pour tous, mais aussi à de nouvelles variétés de plantes ou de sentinelles des perturbateurs endocriniens.

Un site désertique dans l’Essonne s’est transformé en une vallée de la génomique,  désormais florissante où les recherches se renforcent, les start-up incubent et où la génomique s’enseigne. Autour du Plan Génomique 2025 dont Pierre Tambourin est l’initiateur, « l’Université d’Evry va accentuer la recherche autour du séquençage massif mais aussi mettre en place des formations continues de qualité ». Deux instituts ont vu le jour : ISSB (Biologie Synthétique et Systémique)  en 2010 et IBGBI (Biologie Génétique et Bioinformatique). Parallèlement, il existe depuis 2008 à Evry un master biologie de synthèse (AgroParisTech, Ecole Centrale Paris, Sup Télécom Paris et Sup’Biotech) et en 2015, s’ouvre un établissement du groupe IMT (Institut des Métiers et Technologies). Album souvenir pour certains, découverte pour les plus jeunes, ce livre fait prendre conscience que le génome humain est un patrimoine de l’humanité comme le rappelle l’article 1 de la Déclaration universelle sur  le génome humain et les droits de l’homme.   « Le génome humain sous-tend l’unité fondamentale de tous les membres de la famille humaine ainsi que  la reconnaissance de leur dignité intrinsèque et de leur diversité ».

 

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