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GeNeuro et des collaborateurs publient des données confirmant le rôle de la protéine pathogène d’enveloppe (Env) d’origine rétrovirale dans le diabète de type 1 (DT1)

 

 

 

GeNeuro, société  biopharmaceutique suisse qui développe de nouveaux traitements contre les maladies autoimmunes, annonce aujourd’hui que des données confirmant le rôle de la protéine pathogène pHERVW-Env dans le diabète de type 1 ont été publiées dans la revue Journal of Clinical Investigation Insight. La protéine pathogène pHERV-W-Env est codée par un membre d’une famille des rétrovirus endogènes humains (ou HERV), dont l’ADN intégré par des insertions ancestrales dans le génome humain pourrait représenter jusqu’à  8% de celui-ci.

« Ces études montrent que la protéine pHERV-W-Env exerce un double effet sur les processus physiopathologiques intervenant dans la pathogénie du diabète de type 1. Un effet direct sur la sécrétion d’insuline par les cellules béta du pancréas, ainsi qu’un effet immunitaire indirect du à  son action sur le récepteur TLR4, ont été observés, » explique le Dr Hervé Perron, Directeur en charge des affaires scientifiques chez GeNeuro et co-auteur de l’article. « Ces données confirment que la neutralisation de la protéine pHERV-W-Env constitue une nouvelle approche thérapeutique à explorer dans le diabète de type 1. GeNeuro mène aussi une étude de phase 2a avec GNbAC1, un anticorps monoclonal conçu pour neutraliser la protéine pHERV-W-Env. »

 

Dans ces études, l’analyse de spécimens provenant de patients souffrant de DT1 montre que la protéine pHERV-W-Env était exprimée dans 75% des échantillons de pancréas et détectée dans 70% des échantillons de sérum, et que son ARN était présent dans 57% des cellules mononuclées du sang périphérique. Dans des cultures de cellules des îlots de Langerhans humaines, la protéine pHERV-WEnv inhibait la sécrétion d’insuline de manière proportionnelle à  la dose. Les auteurs considèrent actuellement que cette activité pourrait être attribuée à l’action de la protéine pHERV-W-Env sur les récepteurs TLR4, exprimés dans les cellules béta du pancréas.

 

L’analyse immunohistologique a également mis en évidence une corrélation significative entre l’expression de pHERV-W-Env et les infiltrats de macrophages dans la partie exocrine du pancréas humain. Ces observations ont été corroborées par des études in vivo réalisées sur des souris transgéniques exprimant le gène codant pour HERV-W-Env, et qui présentaient une hyperglycémie, une diminution des taux d’insuline et des infiltrats de cellules immunitaires dans le pancréas.

 

Ces données seront présentées lors du 53e congrès annuel de l’Association Européenne pour l’étude du Diabète (EASD) à  Lisbonne, Portugal, le vendredi 15 septembre 2017.

 

GeNeuro a lancé une étude de phase 2a randomisée avec contrôle placebo pour évaluer GNbAC1 chez 60 patients adultes récemment diagnostiqués dans plus de 10 centres en Australie. Le critère d’évaluation principal de l’étude est la sécurité d’emploi de GNbAC1 dans cette nouvelle population de patients. Les critères d’évaluation secondaires mesureront le lien entre la réponse au traitement et les biomarqueurs pHERV-W-Env liés à  la fonction pancréatique, la production d’insuline basée sur les taux de peptide C, ainsi que d’autres biomarqueurs liés au diabète de type 1, tels que la consommation d’insuline, la glycémie et la production d’auto-anticorps liés au diabète. Les résultats préliminaires sont attendus au dernier trimestre 2018.

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