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Des embryons chimériques inter-espèces à partir cellules-souches humaines

 

Juan Belmonte et ses collègues de l’Institut Salk (La Jolla, Californie) et de l’université de Murcia (Espagne), ont utilisé des embryons de porc dans lesquels ils ont injecté des cellules souches pluripotentes induites humaines (iPS). Ces iPS proviennent de cellules adultes de peau reprogrammées sous l’action de plusieurs gènes pour se différencier en différents types de cellules (foie, pancréas, cœur, etc). Ces embryons chimériques homme-porc ont été ensuite transférés dans l’utérus de truies porteuses. Les cellules humaines iPS ne sont pas rejetées dans la mesure où elles sont injectées dans l’embryon animal à un stade extrêmement précoce ( blastocyte), au 5e ou 6e jour de son développement. L’injection de cellules humaines iPS a abouti à la production d’embryons porcins comportant un nombre significatif de cellules humaines. L’expérience n’a pas été poursuivie jusqu’à la naissance de porcelets, les chercheurs ayant décidé de tuer les embryons entre le 21e et le 28e jour de développement. Leur but était de pouvoir développer par l’intermédiaire de ces chimères homme-porc des organes, pancréas, cœur, foie, capables d’être greffés sans rejet chez l’homme. Un projet scientifique en bute à de nombreuses questions éthiques.

Cell

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