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Bayer rachète Monsanto pour 59 milliards d’euros

Le nouvelle enflait depuis quatre mois avec des offres de rachats successives, chaque fois plus élevées. La dernière a atteint 128 dollars par action soit 5% de plus que la première, ce qui représente une prime de 44% pour les actionnaires. Aujourd’hui, Monsanto a accepté l’offre de rachat de Bayer pour la somme colossale de 66 milliards de dollars, soit 59 milliards d’euros. Bilan : le groupe pharmaceutique de Leverkusen en Allemagne se recentre sur les activités semences et pesticides alors qu’elles en représentaient seulement le quart jusque-là. Ainsi, Bayer et Monsanto ont l’ambition de devenir leader mondial dans le domaine de l’agriculture si toutefois la fusion de ces deux géants est avalisée par les autorités de la concurrence. Werner Baumann, le Pdg de Bayer, se réjouit de cet « accord de fusion ferme » , objectif qu’il visait depuis quatre mois et pour lequel il s’est même engagé à verser 2 milliards $ supplémentaires à Monsanto, à titre de garantie, au cas où la transaction n’aboutirait pas.

Werner Baumann

Werner Baumann

Une opération risquée.

Comment Bayer peut-il racheter le géant américain des semences OGM Monsanto qui commercialise le Roundup partout dans le monde sans susciter l’opposition des ONG et écologistes allemands, très hostiles à ce rachat ? Alors que le glyphosate est présumé avoir des effets cancérogènes. Un risque de plus que devra affronter le nouveau patron du groupe de la chimie allemand. Cette fusion représente une création de valeur significative avec des synergies annuelles attendues d’environ 1,5 milliards de dollars après la troisième année, selon le communiqué. En 2015, Monsanto avait tenté de racheter le groupe suisse Syngenta, précipitant ainsi une vague de fusion-acquisitions. Syngenta a finalement été acquis il y a quelques mois par ChemChina. Les deux leaders américains de l’agrochimie, Dupont et Dow Chemical, ont amorcé leur rapprochement et le 12 septembre, les canadiens Potash Corp. of Saskatchewan et Agrium ont décidé de créer ensemble le numéro un mondial des engrais. Selon l’accord, Monsanto conservera une forte présence aux Etats-Unis et notamment dans son siège commercial de Saint Louis dans le Missouri.

 

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